mercredi 26 avril 2017

Prochain concert : PIANO A LA TOUR : Trois ambiances sur trois jours



PIANO à la TOUR

Trois ambiances
sur
trois jours



Le 19 mai à 21h : Didier Fréboeuf : piano jazz

Le 20 mai à 21h : Rachel Torres MCFarling : Granados, De Falla, Villa-Lobos

Le 21 mai à 18h : Alice Rosset joue Chopin, lecture d’une lettre de George Sand par Anne Danais 

Entrée 10 €




Piano à la Tour : présentation des artistes

Didier Fréboeuf : une bio (dégradable)

Parallèlement à des études musicales classiques Didier Frébœuf découvre très tôt le jazz et les musiques improvisées. Associant les deux, il analyse, pour sa maîtrise de musicologie, les débuts du jazz modal et l’album phare de Miles Davis “ Kind of Blue ”.Depuis Didier Frébœuf multiplie les expériences et se partage entre les concerts, la composition pour les groupes auxquels il participe,le théâtre, la danse, pour orchestre de chambre,le dessin animé, les transcriptions pour orchestre, les actions pédagogiques et interventions en milieu scolaire, l’enregistrement, les spectacles pour enfants…

Textes de présentation :

« Piano Sounds est un solo de Didier Fréboeuf qui ne renie rien de ses influences, de Mal Waldron à Keith Jarrett -pour n’en citer que deux -, voltigeant d’ambiances colorées en climats solidement appuyés, avec une lisibilité parfaite qui retient tout particulièrement notre attention car elle est assez rare dans ce type d’exercice. Lumineux ! »
               Philippe Méziat - Jazz Magazine sept 2016

« Loin de jouer des notes inutiles, Didier Fréboeuf poétise chacune de ses notes, parvient à les rendre constamment fluides, lisibles et attachantes, sa technique servant la musique, rien que la musique. »
Pierre de Chocqueuse - Blog de choc



Rachel Torres McFarling 


Rachel Torres McFarling est née à Séville en 1970 et a commencé ses études au piano à l'âge de cinq ans. À l'âge de sept ans elle a gagné une médaille de bronze dans un festival de musique en Angleterre et a continué à gagner des festivals nationaux.

Pendant ses études avec James Gibb, Rachel a été accepté au conservatoire supérieur, le prestigieuse Royal College of Music, à Londres, en étudiant le pianoforte avec David Ward et le piano avec Niel Immelman et Irina Zaritskaya. Elle a également participé à la classe de piano de Lev Naumov du Conservatoire de Moscou.

Au Royal College, Rachel a été engagé comme pianiste dans RCM 20thc Ensemble, dirigé par le compositeur Edwin Roxburgh. En ce temps là elle a travaillé avec les compositeurs Magnus Lindberg, Hugh Wood, Julien Anderson aussi bien que Sir. Neville Marriner, chef des London Mozart Players, en donnant des concerts au Queen Elizabeth Hall et au Royal Albert Hall.

Depuis qu'elle habite en France, Rachel continue à se présenter en concert. Elle a participé deux fois au Piano En Valois et a donné un concert au Festival Debussy avec les violonistes Irène Duval et Virgil Boutellis. Elle a donné des concerts avec des jeunes artistes renommés, tels que Trilogy et Tatiana Probst. Elle prévoit cette année la série au Buisson-Cadouin, et un concert en quatre mains avec le pianiste Karl Lutchmayer.

Le programme :

- Granados Danzas Espagnolas
- De Falla Le Tricorne
- Villa-Lobos Bachianas Brazilieras Mouvements II et III



Alice Rosset et Anne Danais

Présentation du projet :

"Frédéric Chopin et George Sand : on connaît bien ces deux artistes dans leurs domaines respectifs, mais que sait-on de la relation qu'ils ont vécue pendant plusieurs années ? Amants ils ont entretenu une riche correspondance... dont il ne reste rien ! 
C'est par la lecture d'une longue lettre de George Sand à un ami commun que l'on découvre les sentiments naissants de l'écrivaine à l'égard du pianiste. 
Anne Danais sert ce texte avec une grande sincérité non sans une pointe d'amusement dans la voix face aux contradictions de l'auteure. 
On imagine à l'écoute du piano romantique d'Alice Rosset une déclaration passionnée et inspirée de Chopin à Sand. Musique et mots se mettent en perspective donnant à ce spectacle une fluidité et un rythme proches de la perfection." 

Citation (si besoin):

"C'est Alice qui m'a proposé de monter ce duo Chopin-Sand. Je lui avais glissé à l'oreille mon envie d'un récital exclusivement d’œuvres de Chopin et elle a rebondi sur mon souhait l'air de rien.
J'ai accepté sans hésiter sa proposition et me suis mise au travail. J'avais envie de lire des lettres.
J'ai découvert qu'il ne reste aucune trace de leur correspondance.
J'ai choisi de lire une seule lettre de George Sand, adressée à un ami que tous les deux avaient en commun. C'est une très longue lettre écrite au tout début de leur rencontre. George Sand est plongée dans ce qu'on appelle l'état amoureux avec tout ce que ça peut comporter de stratégie, paradoxes, élans, abattements et ridicules. C'est à la fois touchant et drôle.
Alice de son côté a choisi les pièces qu'elle avait envie de jouer. Et nous avons fait un mixage presque à l'aveugle.
Et de l'intérieur, de ma place de lectrice je ne m'attendais pas à recevoir la musique aussi directement comme une parole. De fait il s'agit bien d'un dialogue.
Mots et musique se font écho, répondent d'une façon tout à fait surprenante."

Anne Danais, comédienne

lundi 17 avril 2017

C'EST LA RENTREE !!! SI CELA VOUS PLAIT EN MAI

Pour la reprise 2017, la Tour Saint-Jean vous propose une exposition-vente de photographies, peintures, affiches, lithographies, livres et autres objets d'arts


Exposition du 6 Mai au 25 Juin

Ouverture les samedis et dimanches de 14h à 19h

VERNISSAGE le 5 Mai à 18h30


Liste des artistes exposés 

PEINTRES : 
- J. Darte
- G. Hugues
- M. Lacoste
- Y. Lafond
- S. Stook
- J-C. Valin
- J-C. Virouleau


PHOTOGRAPHES :
- R. Doisneau
- Lartigue
- Nadar
- Willy Ronis
- Sylvain

LITHOGRAVURES
- Bilal
- Marin –Marie




jeudi 8 décembre 2016

Vernissage de l'exposition "La belle et la bête"





Merci à tous d'être présent !




Comment créer quelque chose d’exceptionnel et de marquant ? Le regretté David Bowie répondit par ces mots émouvants : « Il faut vous situer dans un espace mental hors de votre contrôle, juste au-delà la ligne d’où vous aviez encore pied ».

Ces mots me rappellent une expérience vécue quand j’avais 8 ans et ils participent à l’inspiration de ces peintures. En essayant de comprendre et d’expliquer les sens et les motifs de ces peintures, j’ai finalement été capable de saisir ce qui était resté incompréhensible au jeune garçon que j’étais alors.

Au cours d’une promenade près de la plage où je travaillais quand j’étais jeune garçon, j’ai vu quelque chose qui ressemblait à un paysage. Cela m’est apparu tellement réel que j’en ai été complètement hypnotisé. J’avais beau savoir que ce n’était que du sable, de l’eau et des traces de pied, à ce moment-là, cela me semblait parfaitement réel. Je me sentais comme un géant égaré dans une autre dimension. Mes parents avaient une entreprise de promenades à dos de poney dans des jardins loin de la plage et je suis rentré très en retard pour mon travail. A ce moment-là, j’étais incapable d’expliquer pourquoi.

En peignant actuellement dans cet état mental et après avoir effectué quelques recherches, je sais maintenant que j’ai expérimenté le phénomène psychologique connu sous le nom de paréidolie, qui amène les gens à voir dans une vague ou dans une image aléatoire quelque chose de signifiant. Une paréidolie (du grec para = et eidôlon = apparence, forme) est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale. L’identification de visages dans les nuages est un exemple classique de paréidolie.

Au moment de la mort de David Bowie, quand j’ai entendu cette interview, je vivais en Charente au milieu des vignes en hiver. Chaque jour, en promenant mon chien, j’étais frappé d’y voir de nombreux hommes, démons, anges et singes comme des formes qui semblaient se contorsionner, se tordre de douleur, danser entre eux ;

Souvent la paréidolie a une connotation religieuse. Une étude finlandaise montre que les personnes qui sont religieuses ou qui croit fortement au surnaturel sont plus sujettes à voir des silhouettes et des visages dans les objets et les paysages inanimés. Mes ancêtres ont occupé de très hauts postes dans l’Eglise anglicane et je suppose que je possède le gène « religion ».

Léonard de Vinci écrit au sujet de la paréidolie en tant que dispositif artistique : « Si vous regardez un mur constellé de taches diverses ou fait d’un mélange de plusieurs types de pierres, vous serez capable d’y voir une ressemblance avec différents paysages décorés de montagnes, rivières rochers, arbres et personnes. »

Quand je regarde des arbres, le paysage que je vois apparaitre est peuplé de créatures mythiques. Les créatures mythiques servent à stimuler l’imagination et le désir qui est enraciné dans la nature humaine, par l’expérience plus que par le monde physique. Les créatures mythiques viennent symboliser le vice et la vertu ou la force du bien et du mal. Dans le folklore japonais, les « Kodama » sont les esprits qui habitent les arbres, comme les dryades dans la mythologie grecque. Dans la mythologie iranienne, « les lamentations des vaches » de Zoroastre, allégorie dans laquelle les vaches représentent l’humanité qui manque de références morales

A travers l’histoire humaine, les artistes ont utilisé leur environnement et leur imagination pour produire des œuvres correspondant à leur temps. Dans cette époque de multimédia, notre environnement est global. En temps réel. Ces peintures sont parsemées d’informations contradictoires dont nous sommes bombardés :

La bataille intemporelle entre l’homme et la femme

La bataille intemporelle entre les religions

La bataille intemporelle pour la conquête et le contrôle

La bataille intemporelle pour la survie et la liberté

Ma méthode de travail a complétement changé pendant que je réalisais ces peintures, elle m’a rendu libre. Je commence maintenant par peindre des formes abstraites entraîné par mon émotion, ce qui se passe ensuite est une réponse inconsciente que je ne contrôle pas toujours. J’y pense et je vois de nombreuses formes jusqu'à ce que l’une d’elles ou un regroupement de plusieurs d’entre elles s’impose. Je peux mettre plus de complexité dans la peinture et passer de longues périodes de temps à la recherche de plus d'images, soit en regardant de plus loin ou de tout près avec une loupe. Je me déplace également à travers la surface peinte à la recherche d'images cachées et de sens connectés. Une fois que la complexité est suffisante, chaque point de vue offre de nouvelles possibilités pour faire avancer la peinture et sa conclusion.

Quelques peintures ont un sens allégorique, comportant des symboles qui ont l’air ésotériques. Je laisse les peintures trouver leur propre voie, en me libérant moi-même des attentes et des préjugés, comme le jeune garçon, capable de voir des réalités différentes.

lundi 21 novembre 2016

Textes de Joanna Furgalska, lecture de la Scène ouverte

J’ai épousé Un Roi



J’ai épousé un roi,
Mes mains coupées repoussaient
Toutes neuves, toutes belles, en argent
J’ai rêvé de ça…si longtemps.


J’ai rêvé d’un verger
Les poires poussaient délicieuses ;
Je les avais goûtées
L’après-midi orageux.


Elles fondaient dans ma bouche
Et dans cette minute exquise
Ma vie a basculé
Telle une glace de banquise.


Ça fondait tout en bas,
Dans les abîmes violettes
J’ai rencontré une baleine,
Un manchot et les crevettes.


Tout un nuage de roses,
Corps transparents, menus,
Moi, j’ai nagé, j’ai plongé
Pleine d’allégresse. La cause ?


J’avais mes doigts, mes poignets
Fondus en argenterie ;
Mes mains faisaient des cercles
Dans le liquide exquis.


Où tu es, mon époux
Pour épauler mes choix ?
La route vers toi est longue…
Tout au fond, je t’aperçois !


Je te vois rayonnant,
Tu m’appelles, tu m’attends…
J’arrive ! Je cours, je rampe,
Je me relève et … je tombe.



Je marche au bout du monde
Pour te rejoindre enfin ;
Attend moi, mon Amour,
J’ai fini mon combat.


Je combattais quoi ? 
Ma vérité, que j’ai cherchée ;
Je crée le monde à moi,
Pour y vivre enchantée.


Mon monde à moi, monde magique
Il est simple, sans les codes.
Rentre donc, tiens…
C’est la clef…
Serrure des antipodes.


Saint-Adjutory, 18 janvier 2016




Miłość i Kontynenty



O jejku jakie to fajne
Czuć jak krew w żyłach krąży;
O jejku jakie to fajne
Czuć wzrok co na mnie ciąży;



Wielki, dopomoż mi
Nie ulec tej pokusie...
Śmierć w życie zmienia się;
Ja żyję, pragnę, muszę...



Pod słonce szłam wieczorem,
Spokojna, rozluźniona
A tu chyc, niespodzianka
Spotkała mnie szalona;



I znowu serce bije,
I znowu czekam, czekam...
Że miłosc sie zaczyna,
Że cie spotkałam...uciekać?



Meżczyzna jest w usmiechu,
Czas jak worek ścisniety;
Przypadek? Przeznaczenie?
Miłość i kontynenty...



Wrocław, 14 sierpnia 2016 roku




« La malaxe des chairs… » 


Mon désespoir n'a d'égal que la surface et l'état du monde...


En dedans ou loin de moi, mon esprit cherche
Acuité extrême des sens ou embrasement qui fait folie ?
Dans cette ivresse mentale et sentimentale
Incommensurable qui fait tressaillir… 


Intercaler les confluents du désir et de l'amour
Et les soubresauts du monde


Esprit, Divague! cherche le chemin!
Et reviens !
Salutaire sursaut de l'âme qui toujours sauve
Oui mais pour combien de temps...


Fastueux accords de la joie et du désespoir

Et là, devant toi s'expose la laideur du monde

Quelle détresse pouvons-nous entrevoir
Qui ne nous submergera point ?


Fulgurance émotionnelle qui s"abats sur toi, te mets à terre et repart
« Je ne t'ai rien demandée ! qui t"as dit que j'étais ici!?
Alors va t'en! mais je t'en prie, reviens plus tard... »


Arrachements, Vomissements
Et lorsque les viscères s'en retournes
L'âme suffoque et s'apaise


Et je dégorge, posée là, comme un escargot hors de sa coquille 


Du corps ou de l’esprit
La malaxe des chairs, si elle n’est divine n‘est que dérisoire…


26 décembre 2011

jeudi 10 novembre 2016

Succès au rdv pour la première Scène ouverte !

Plus de 64 personnes sont venues ce dimanche 6 Novembre pour un récital en musique.
23 personnes ont choisi de lire leurs textes (poésies, textes personnels, humours, romans) en français, en anglais et en polonais.
Mis en musique par Félix LABETOULE et Jean- Marc PÉRISSAT

Avec le soutient de l'Université de Pays, la Charente libre et le magazine SORTIR

Un grand merci à tous !