mardi 29 août 2017

Au programme pour les journées du Patrimoine 2017



La galerie La Tour Saint-Jean de Marthon exposera le vendredi 8 septembre à partir de 18h30 (vernissage) et pendant les Journées du Patrimoine, quatre calotypes* réalisés en 1853 par les frères Amédée et Eugène VARIN. Ces calotypes représentent sous différents angles le quartier de l'Hôtel de Ville d’Angoulême avant la construction de celui-ci.
Quelques tirages d'art effectués en nombre limité par Francis SELIER seront disponibles à l'achat.

Plus de 20 photos d’Angoulême, prises entre 1875 et 1895 seront exposées également. Elles nous montrent la Cathédrale, l’Hôtel de Ville, les papeteries et différentes rues d’Angoulême. Il nous manque des précisions à propos de certaines photos concernant des événements qui se sont passés à Angoulême et toutes les informations qui pourraient les éclairer seront bienvenues.

Le dimanche 17 septembre à 17 heures, Madame Marie-Pierre BAUDRY, conférencière nationale, propose une visite guidée de Marthon : la Tour du Breuil, l'église et la Tour Saint-Jean.


*Le calotype est un procédé photographique qui permet d'obtenir un négatif papier direct et donc la possibilité de reproduire des images positives par simple tirage contact. Le procédé négatif-positif est la base de la photographie argentique moderne.

mardi 8 août 2017

Lecture théâtralisée de Patrice Kahlhoven, dimanche 3 Septembre 2017



Albert LONDRES : "Porter la plume dans la plaie"

Le célèbre journaliste, Albert Londres, rapporta en 1927 d'un séjour de quatre mois en Afrique noire française (publié dans le journal "Le Petit Parisien" du 12 Octobre au 11 Novembre 1928), ce « Terre d’ébène » qui fit scandale dénonçant la face cachée du colonialisme : le travail forcé et le racisme.

C'est pour répondre aux assauts du lobby colonial qu'il usa de la célèbre définition de son métier: "Porter la plume dans la plaie".

Insensible à la richesse des civilisations négro-africaines - ses propos, courants à l'époque, passeraient aujourd'hui pour racistes - il raconte avec une féroce allégresse la scandaleuse exploitation du «nègre», ce "moteur à bananes".

Routes et chemins de fer, si justement admirés, sont bâtis sans souci du coût humain: 17 000 morts pour 140 kilomètres de la ligne Congo-Océan!

"On agit comme s'ils étaient des boeufs", observe Albert Londres, qui cite un rapport officiel déplorant "la fragilité inconcevable des indigènes".

Entre la galerie de portraits et le pittoresque journal de voyage surgit l'indignation d'un homme de coeur.




Le comédien Patrice Kahlhoven apporte à ce texte sa grandeur de mémoire vive.

Né à Paris en 1948, il vit enfance et adolescence au Sénégal.
Dès l’âge de 7 ans, le Théâtre devient sa passion, encouragé par de nombreux membres de sa famille paternelle, artistes éclectiques.
Jean Vilar et son Avare de Molière furent les déclencheurs majeurs.
A 8 ans, premier rôle au Cinéma puis apprentissage professionnel au Sénégal tout d’abord aux côtés de Robert Fontaine , puis en France.
Ensuite les engagements débutés chez Roger Planchon en 1968, puis chez Marcel Maréchal et Jean Meyer, se multiplient.

Direction de compagnies, travail d’auteur-adaptateur, de metteur-en-scène, et de pédagogue, sont autant d’activités menées parallèlement à une carrière consacrée au Spectacle vivant.