vendredi 19 août 2016

Tamari’i Volontaires, les Tahitiens dans la Seconde Guerre mondiale

L’association de mémoire : les Polynésiens dans la guerre, Te mau toa nui no Patitifa réinstalle à l’automne du 1er au 30 octobre 2016 l’exposition Tamari’i Volontaires, les Tahitiens dans la Seconde Guerre mondiale, en Charente, au village de MARTHON.

Le vernissage de l’exposition se tiendra le samedi 1er Octobre 2016 à partir de 18h00.

Sont invités :
le sénateur de la Charente M. Michel Boutant,
Monsieur le président du conseil général Mr François Bonneau,
Mr le député de la Charente Mr Violet,
le Président de la communauté de communes,
M. le Maire Mr Borie,
Mais aussi l’association des anciens combattants de Charente.
Les engagés tahitiens du Rima d’Angoulême (le commandant de la base fait l’objet d’une mutation)

Une JEEP US de la résistance avec l’association Jeep Memory ainsi que trois figurants en tenue d’époque garderont symboliquement la manifestation.


L’exposition Tamari’i Volontaires sera ouverte dans le cadre d’une visite guidée par Jean-Christophe Teva SHIGETOMI, auteur du livre Tamari'i Volontaires et Commissaire de l'exposition.

Moena, originaire de l'île de Moorea, préparera un plat typiquement local : des crevettes au lait de coco et curry, accompagnées d'une bonne bière Hinano.

Le vernissage sera suivi vers 21 heures, de la projection du film documentaire "Aux Armes Tahitiens", réalisé et présenté par M. Jacques Navarro- Rovira, suivie d’un débat.

L'exposition se déroulera du 1er au 30 octobre, du vendredi au dimanche de 14h00 à 19h00.


Retrouvez le teaser de l'exposition sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=07ktTtnIZS4



Plus de renseignements : 

LA TOUR SAINT JEAN 
Rue Saint Jean -16380 Marthon
06 75 05 89 34
contact@latoursaintjean.com


Association Les Polynésiens dans la guerre Te mau toa nui no Patitifa
BP 380 185- 98 718 Punaauia Tamanu- Tahiti
Tel : (689) 87 78 45 74 – 40 58 34 29
e-mail : lespolynesiensdanslaguerre@yahoo.fr

mercredi 10 août 2016

Serge Hambourg, De Mai 68 à Manhattan





Chaque photo de Serge Hambourg est une icône. Dans l'histoire de la photographie, il fait le lien entre un Willy Ronis ou un Robert Doisneau et un courant qu'on pourrait presque dire abstrait, tant la composition et la couleur ont pour lui d'importance. Il capte l'éternité, quand les photographes humanistes saisissaient l'instant.

Regardez ses images de Mai 68. Aragon et Cohn-Bendit semblent poser pour Delacroix. Ils n'y sont pour rien. C'est l’œil du photographe qui a opéré le miracle. Pareil pour ses portraits. Rien n'y est anecdotique. Duchamp, Raymond Queneau, chacun a ici le visage qu'il gardera pour toujours.

Pour photographier le métro de New York, à l'époque un dangereux coupe-gorge, Serge Hambourg a usé d'un stratagème technique : avec un temps de pose suffisamment long et fractionné, aucun voyageur n’a eu le temps d’impressionner la pellicule. Les quais du métro semblent vides alors que beaucoup de monde circulait ! En revanche, les beautés d’une architecture que personne n’avait remarquée sont soudain révélées. Là encore, ce magicien a piégé l'essence mystérieuse du réel. Cette série avait valu à Serge une citation spéciale de la part du gouverneur de l’État de New York. Elle avait ensuite voyagé à travers tous les États-Unis.

J'ai rencontré Serge Hambourg peu après son retour en France. Nous travaillions pour le même magazine. Je me suis par la suite initié à l'histoire de la photographie à travers la rédaction d'un livre sur Man Ray et d'un autre sur Brassaï, dont il avait photographié l'atelier. Mes modestes connaissances m'autorisent aujourd'hui à dire quelques mots sur lui. J'en suis évidemment très fier, car non seulement je le considère comme un photographe important, mais aussi parce qu'il est à la fois le meilleur des amis et l'homme au monde qui sait le mieux conserver son humour à travers toutes circonstances. En plus d'être un précieux outil de travail, son regard pétillant est une bénédiction. Et la marque d'un grand artiste qui n'a jamais oublié d'être un homme.


Serge Hambourg a commencé sa carrière en 1959. Dans les années 60 et 70, il collabore au Figaro, au Nouvel Observateur, ainsi qu'avec de grandes agences publicitaires comme Publicis. De 1977 à 1992, il est photographe indépendant à New York.

Ses photographies figurent dans les plus prestigieuses collections privées et publiques d'Europe et des États-Unis :
Bibliothèque Nationale Paris ; The Museum of the city of New York ; The Museum of Fine Arts, Houston ; The Canadian Centre for Architecture, Montréal ; The Atlantic Richfield Company, Los Angeles ; The New Orleans Museum of Arts ; The Minneapolis Institut of Art, etc.

Serge Sanchez, commissaire de l'exposition



Plus de renseignements sur : http://www.serge-hambourg.com