dimanche 18 octobre 2015

Prochain concert à la Tour Saint-Jean le 21 Novembre 2015 à 21h

On est habitué à entendre Didier Fréboeuf au sein de nombreuses formations, que ce soit avec Guvetch, le Maxiphone, en trio avec Ifriqiya, Souriau/Legrand ou avec d'autres musiciens improvisateurs.

C'est en solo (seul avec un piano) qu'il se présente à vous pour partager une musique qui emprunte de nombreux sentiers imprévus.

Entre composition et improvisation, entre jazz et musique du monde







Suite à un concert :

" Ayant eu souvent l'occasion d'aller écouter Didier Fréboeuf au sein de différentes formations jazz et musiques improvisées, c'est en piano solo que cet artiste me touche le plus. S'agissant de ses propres compositions ou d'hommages rendus aux musiciens qui lui sont chers, il s'aventure souvent dans des domaines qui lui sont propres, si bien qu'on a l'impression qu'il fait sienne la musique d'autrui.

Dans le cadre privilégié de l'auditorium du Domaine Musical de Pétignac c'est devant une salle bien remplie que débute ce concert, face à face (Facing You) entre un pianiste et un superbe Steinway tout de noir vêtu. « Chemins Imprévus » petite improvisation en guise d'entrée en matière, histoire peut-être de poser quelques jalons du genre « attention cher public inutile d'espérer des standards ! » Didier ne manque pas de civilités envers les artistes qu'il va citer tout au long de ce concert, Mal Waldron( «Toucouleurs» ), Dollar Brand («Manenberg» «Sunset in Blue») et les Bushmen de Namibie («Virtuel») fleurons de la musique d'Afrique du Sud. Avec « Novi Sad », on est chez Miles, l'esprit de Keith Jarrett n'est pas loin, lyrisme et petits chantonnements murmurés. Autre composition personnelle : «Ça n'empêche pas le vacarme» commence comme une petite ballade enfantine, puis ça déraille un tant soit peu, ça explose dans les graves, ambiance tempête et coups de tonnerre dans les immensités norvégiennes, retour au calme avec le thème, frissons garantis.

« Les personnes de la personne sont multiples dans la personne», titre on ne peut plus alambiqué emprunté à Amadou Hampâté Bâ, se situe entre la musique de Paul Bley et Anouar Brahem nous précise le pianiste. Autre impro (à la Joachim Kühn) où dans un espace très court on reconnaît quelques mesures du « Sacre du Printemps ».

Le public séduit en redemande, obligation pour l'artiste de remettre le couvert, NON! ce ne sera pas «Petite Planète» le cheval de bataille du pianiste, petit bijou qui mériterait de figurer au Panthéon des plus belles compositions de jazz, de celle dont on ne se lasse pas, et que l'on espère ce jour-là voir surgir sous les doigts de l'interprète. Le morceau de rappel sera néanmoins « Etrangement Familier» titre d'une improvisation à consonance une nouvelle fois sud-africaine, fin du concert, Magistral !


PS: Les prestations de Didier Fréboeuf ont subi quelques chamboulements chronologiques à travers ce compte-rendu, c'est une impro au feeling que l'artiste coutumier du fait va me pardonner, j'en suis sûr."

Roger Bertrand


06 81 91 16 64

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