dimanche 11 octobre 2015

Milena Makarius à la Tour Saint-Jean


Au Moyen Âge, le miroir était un instrument de vérité. Aucune chose n’existait vraiment si elle n’était vue dans le miroir. C’est dans le miroir qu’on tombait amoureux. 

Le miroir dit la vérité, mais il trompe également.
Il est source d’illusion.
Il produit des reflets, des paroles.
Le miroir ramasse la réalité, mais pour produire une vérité plus lisible.
Le miroir est le symbole de l’imagination. 

«L’écrivain est obligé d’avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où suivant sa fantaisie l’univers vient se réfléchir. » 
Balzac, Préface de Peau de chagrin, 1831 

« Il faut que le drame soit un miroir de concentration »
Victor Hugo, Préface de Cromwell, 1827








Marthon : des artistes bulgares exposent à la Tour Saint-Jean


La Tour Saint-Jean a invité des artistes bulgares jusqu’à la fin du mois. L’expo de Milena Makarius est complétée par conférence, projection et danse.



Patrick Maindron propose des expos de mai à novembre à la tour Saint-Jean à Marthon, 
comme ici celle de Milena Makarius. PHOTO/Photo S. C.

Deux mille cinq cents visiteurs depuis mai. La tour Saint-Jean de Marthon est un lieu de rencontres cher à son propriétaire Patrick Maindron. Ce mois-ci, avec son association La Tour Saint-Jean, il se met à l’heure bulgare en invitant des artistes, originaires de Bulgarie. Des connaissances de connaissances comme souvent. La peintre Milena Makarius et la musicienne danseuse Siyka Katzeva lui ont été conseillées par un ami musicien.

La première expose ses apparitions, encres et miroirs, visages dessinés et gravés, sur deux étages. La seconde animera une conférence projection cet après-midi autour des musiques bulgares. Elle récidivera une semaine plus tard avec un stage d’initiation aux danses traditionnelles. Trois temps forts amorcés dès le 3 octobre par le concert de Guvetch. "On essaie de ne pas se limiter à une expo. Pour la rendre plus vivante, on la complète avec plusieurs rendez-vous", explique le maître des lieux qui peut compter sur un solide réseau d’un millier de fidèles.

La programmation de La Tour Saint-Jean est suffisamment éclectique pour attirer différents publics. Les amateurs de patrimoine rural, séduits par l’hommage rendu à une centenaire de Grassac, ne sont pas forcément des passionnés d’art contemporain. Les deux ont leur place à Marthon.

Jeux de miroirs

Milena Makarius confesse sa vérité dans le miroir. Prof de littérature à Limoges, elle cite Balzac: "L’écrivain est obligé d’avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où, suivant sa fantaisie, l’univers vient se réfléchir." Ses miroirs à elle portent le masque de la souffrance. "Ce n’est pas la ressemblance que je recherche dans les portraits. Le visage humain me fascine parce qu’il ne donne pas immédiatement à voir", explique-t-elle, en quête de "l’identité du sujet", mais aussi d’un "instantané de vie".

"Elle est venue, elle a senti le lieu. Elle a fait ses visages par rapport à l’architecture. C’est une démarche intérieure", résume Patrick Maindron, au pied d’une fresque qui casse l’espace. Avec ses vagues de couleurs. Un flot lumineux au milieu d’un océan de réflexion. De quoi interpeller le public qui se mire dans ses tableaux. "Donner du bonheur aux gens, c’est aussi du bonheur pour nous", commente le galeriste en partageant son regard sur cette avant-dernière expo de l’année.


Exposition des oeuvres de Milena Makarius à la Tour Saint-Jean à Marthon, visible jusqu’au 25 octobre, du samedi au dimanche de 14h à 19h.

Conférence et projection autour d’un panorama des musiques traditionnelles bulgares aujourd’hui à 15h; projection du film "The World is big" à 16h30.

Stage d’initiation aux danses traditionnelles le samedi 24 octobre à 15h30 et repas à 19h30 sur réservations au 06 88 22 70 81.

Renseignements au 06 75 05 89 34.



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