mercredi 23 septembre 2015

PROGRAMME OCTOBRE 2015 : JOURNÉES BULGARES

Pour le mois d'Octobre 2015, la Tour Saint-Jean vous invite à partir à la découverte de la Bulgarie. 

Au programme de ces Journées Bulgares : 

- Exposition des oeuvres de Milena MAKARIUS du 3 au 25 Octobre 2015
Vernissage le vendredi 2 Octobre à 18h30

- Concert de GUVETCH le samedi 3 Octobre à 21h
Musiques traditionnelles bulgares
Entrée : 10 euros

- Conférence et projection autour d'un panorama des musiques traditionnelles bulgares le samedi 17 Octobre à 15h

- Stage d'initiation aux danses traditionnelles le samedi 24 Octobre à 15h00
Tarif : 10 euros

- Repas sur réservation le samedi 24 Octobre à 19h30 (06 88 22 70 81)


Adresse :
Tour Saint Jean
Rue Saint Jean
16 380 Marthon


Renseignements au 06 75 05 89 34 







lundi 21 septembre 2015

Journées du Patrimoine 2015

Près de 90 personnes ont pu apprécier la performance "Pavane pour un cheval" d'Eva Shoshana Schakmundes et Franck Leblois ce dimanche 20 Septembre 2015 devant le parvis de la Tour Saint-Jean.




Crédit photo : M. Max BONNET

Sur l'ensemble du week end des Journées du Patrimoine, plus de 130 personne sont venues découvrir ou redécouvrir la Tour Saint-Jean.

Exposition en cours : "Patrimoine et Paysages charentais" de Johanna Furgalska.

mardi 1 septembre 2015

Biographie de Joanna Furgalska

JOANNA FURGALSKA

Je suis née le 7 octobre 1958 à Varsovie, en Pologne. J’ai vécu, jusqu’à l’âge de trente ans entre deux villes polonaises : Varsovie, la capitale, située au centre du pays, et Wrocław, ville universitaire de la région de Basse Silésie au Sud-Ouest de la Pologne. Pendant les vacances, j’ai mangé des glaces avec mon grand-père à Starowka, vieille ville de Varsovie tout fraîchement rebâtie après la guerre. Dans les jardins royaux de Lazienki, sous les arbres immenses, j’ai joué avec les cygnes blancs. Adolescente, j’ai visité les musées, les galeries. Ces moments sont restés à jamais gravés dans ma mémoire.

Ma scolarité s’est déroulée à Wrocław, la ville où vivaient et travaillaient mes parents. La chance m’a fait rencontrer un architecte qui m’a initiée au dessin. J’ai suivi très intensément ses cours, tout en préparant mon bac. Un jour il m’a annoncé : « Tu peux maintenant te débrouiller seule. Je pars à Paris. » J’étais anéantie. Il restait quelques mois avant les examens. Une fois chez moi, je me suis mise à travailler avec frénésie et détermination. Mon bloc de papier à dessins diminuait, ma chemise de croquis gonflait de plus en plus. Une fois le baccalauréat en poche, j’ai passé, avec succès, l’examen d’entrée à la faculté d’Architecture de l’École Polytechnique de Wrocław. Durant cinq ans, les exercices de création succédèrent aux exercices d’observation et de reproduction. En 1982, je me suis consacrée à mon diplôme. C’était mon premier projet d’adaptation des « vieux murs » aux besoins « des temps nouveaux ». À l’époque, je ne savais pas que tout au long de ma vie professionnelle je continuerai mes recherches et mes créations dans ce domaine. Le 12 juillet 1982, j’ai soutenu ma thèse. La même année, j’ai accepté le poste d’assistant à l’Institut d’Architecture et d’Urbanisme de l’École Polytechnique de Wrocław. J’étais ravie de pouvoir travailler avec les étudiants, pour transmettre ma passion et ma façon de voir la création dans l’espace. Pendant plusieurs années, j’ai donné aussi des cours de dessin aux futurs élèves de l’école d’architecture. Sept années plus tard, le 3 mai 1989, je suis arrivée à Paris pour donner aussi des cours de dessin. Au fur et à mesure des rencontres et des voyages, un sentiment de bien-être m’a envahie. J’ai visité Paris, ses musées. J’ai dessiné ses rues, Montmartre m’a fait rêver. Enfin, ma décision était prise. Je suis restée en France et j’ai dessiné.

Tout se succédait très vite. Travail dans plusieurs agences d’architecture parisiennes, apprentissage de la langue, interminables lectures pour connaître et comprendre mon nouvel univers, innombrables dessins pour fixer l’instant, pour mémoriser, pour saisir. Les croquis à Paris, en Espagne, en Italie et, pendant mes retours, en Pologne. En 1997, le destin m’amena définitivement en Charente. Cette région, légèrement vallonnée, si bien ensoleillée et pleine des forêts, de vignes et de champs multicolores m’a séduite d’emblée. J’ai vécu une aventure, une histoire personnelle et professionnelle longue de vingt ans. Pendant cette période, j’ai mis toute mon énergie et tout mon savoir-faire dans le travail de restauration du patrimoine charentais, si riche et si beau. Les petites églises romanes blotties dans les bourgs ont stimulé mon imagination. Ma chasse aux trésors commença. Elle m’a fait connaître les peintures murales, les modillons insérés dans les corniches, les sculptures cachées dans les portails, et beaucoup d’autres lieux remarquables, comme la Maison des Tanneurs à Saint-Germain-de-Confolens, le Prieuré de Marcillac-Lanville, la Maison de Maria Casarès à Alloue, le Logis de Sigogne, le Couvent des Carmes à La Rochefoucauld, etc. Leurs images ont rempli mes carnets de croquis. Le dessin était pour moi la base des projets, le début des idées. 

Aujourd'hui, je continue ma route, carnet de croquis en main. Installée depuis l'année 2012 dans la commune de Saint-Adjutory, je sillonne la campagne environnante. Mes dessins sont visibles dans les « lieux culturels » de la Charente (bibliothèque de Montembœuf en 2013, Abbaye de Grosbot en 2014, Maison du Patrimoine à Tusson de juin à septembre 2015). Plusieurs expositions ont eu lieu également dans le chaleureux café Le Rupificaldien, à La Rochefoucauld et dernièrement, dans le restaurent Salamandre, à Angoulême. Architecte, spécialisée dans la restauration du patrimoine, je consacre mon temps et mon énergie aux projets d’adaptation du bâti ancien, à l’aménagement de jardins et à la création de meubles. Je crépis les vieux murs avec les enduits traditionnels, je récupère les vielles tuiles pour les chapeaux, je réemploie les menuiseries anciennes pour les intérieurs des maisons. Cette architecture sent bon « la chaux » et « le bois ». Le soleil souligne la texture et les couleurs douces des badigeons, les veines du bois sont agréables à voir et à toucher. Très récemment la passion de la nature et l’envie de créer m'ont amenée à découvrir la vannerie. Là aussi la mémoire du métier et de ce savoir-faire restent à protéger. Dans ma maison, les dessins, les maquettes, des projets voisinent avec quelques pièces tressées : les paniers, les plateaux, les cageoles. Pour les confectionner, je cueille les matériaux nécessaires tout près de chez moi. Les entrelacs des tiges fondues de l’osier, les souples tiges de la clématite sauvage remplissent les structures façonnées en châtaignier, en houx. Les brins de jonc tressés forment les paniers légers, confortables pour la cueillette des petits fruits. Les volumes de la vannerie traditionnelle s’intercalent avec les créations nouvelles, personnelles, vendues sous l'étiquette « tressage pas sage ». Une soif constante de création m’a poussée et j'ai découvert l'écriture au travers d'un atelier. La pluie derrière la fenêtre et le feu dans la cheminée font que mon imagination part, de temps en temps, au rendez-vous avec la plume. Une nouvelle Les Galopades en Navecthie est disponible à la lecture sur le site du Magazine Littéraire, « Le Cercle des nouveaux écrivains » : 
Les autres nouvelles, les petites histoires illustrées, quelques poèmes sont en train d’être « mis au propre ». Je vous donnerai des nouvelles. Promis ! 

site Internet : www.joanna-furgalska.com