lundi 12 novembre 2012

VOIR UN PEINTRE A L’ŒUVRE : PICASSO À MARTHON

Visite de l'exposition Picasso et projection du film "Le Mystère Picasso" de Henri Georges Clouzot au Silvérado.


La galerie d'art de la Tour Saint Jean à Marthon expose en Novembre de nombreux dessins de Pablo Picasso, collectés et présentés par Michelle ROUFFANCHE, dépositaire savante et passionnée. L'Université de Pays a saisi cette initiative pour offrir, Vendredi 8 Novembre, une rencontre conviviale avec ce peintre, trop -ou trop peu- connu. 

Avec le concours des propriétaires des lieux, Danielle et Patrick, plus de soixante personnes ont été accueillies pour une visite-buffet, commentée et discutée très librement. Picasso a beaucoup produit et s'est intéressé à toutes les formes d'édition de l'art: dessins, peintures, gravures, lithographies, et des exemples significatifs de ces travaux étaient accrochés, témoins de ces différentes "époques". Bien des conversations sur son œuvre et sur l'expression artistique se sont ainsi nouées, un verre à la main, entre des connaisseurs et des néophytes, sans préjugés. 

Après ces agapes, l'Université de Pays invitait les participants à rejoindre le cinéma "Silverado" pour voir un film de Henri Georges CLOUZOT, consacré en 1955 au "Mystère Picasso". Là, presque sans paroles, les œuvres filmées -en direct- par la caméra, se construisaient sous les yeux du spectateur. 

On découvre le peintre dans sa maturité, sûr de lui, de ses choix, de son trait et de ses coups de pinceau, conduisant ses tableaux de la plage blanche à l'achèvement, mais parfois au rejet ! Quelle leçon d'art… 

Un débat s'est ouvert, après le film, guidé par Jean Claude VALIN qui situe l'artiste dans son temps: la première moitié du XX° siècle, si chargée de bouleversements. Doté par son père, professeur de dessin, d'une solide formation technique, Picasso va se trouver au cœur de toutes les formes nouvelles, entre lesquelles sa personnalité ne se perd jamais: naturalisme, cubisme, surréalisme… 

Des spectateurs soulignent la relativité du trait, la force des couleurs primaires, mais aussi l'admiration de Picasso pour Matisse et pour Bonnard. On note également l'engagement politique de l'artiste, qui lui valut peut-être une part de sa notoriété. 

Pour conclure, Jean Claude VALIN pointe la qualité de la caméra de CLOUZOT (auteur du "Salaire de la peur", des "Diaboliques" et de "La Vérité"), qui fut un enfant de Niort. Pourquoi tant d'autres artistes n'ont-ils pas inspiré aussi des films qui témoigneraient ainsi de la diversité de la créativité en action ? 

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