mercredi 5 décembre 2012

Alors pourquoi Marie ?

Je suis un citadin, un urbain...Mes origines rurales ne se rappelaient à moi que lors de mes périodes de vacances sur Grassac. Marie était toujours présente...Elle a toujours fait partie du « paysage » , égale à elle même, imperturbable. Tel la croix de « Perle » qui annonce l'arrivée au Pontillou, Marie était toujours là au bout de ce chemin blanc que je parcourais à vélo. Le Pontillou c'était les cousins, les cousines, et l'impression d'une famille nombreuse. Les hommes, tels des rocs, avaient façonné ce petit hameau à leur image. Derrière cette apparente « stabilité » j'ai voulu, dès l'acquisition d'un appareil moyen-format il y a plus de 20 ans, figer cette « tentative » du bonheur car je sentais bien que ce « petit » monde était en voie de disparition...Malheureusement les évènements sont arrivés plus rapidement que prévu et ont été contre toute logique, car ce sont les plus jeunes qui sont partis les premiers... 

Alors pourquoi Marie ? En Afrique la vieillesse est vénérée car chaque personne âgée représente un livre, voire toute une bibliothèque. Arriver à cet âge vénérable, nécessite de la chance il est vrai, mais ce n'est pas suffisant. Il faut aussi le plus difficile,... une parfaite connaissance de soi. Savoir s'écouter afin de mieux écouter les autres est certainement le secret de Marie. Elle a su trouver son rapport au temps et appliquer sans le savoir la « sobriété heureuse » de Pierre Rabhi¹. Avec une apparence « rude », c'est son œil vif qui l'a trahie. Car derrière ce regard c'est tout un siècle qui a défilé... Dire qu'elle était une jeune enfant de 8 ans lors du début de la première guerre mondiale ! 

Avec le temps, malgré elle, Marie Gervais, est devenue un symbole. Elle reste , presque seule, représentante d'un autre monde, celui du début de l'aviation, des suicides liés à la honte d'être « fille-mère » et d'une certaine idée du sacrifice de la paysannerie... De sa fenêtre du Pontillou, elle a ainsi vu les hommes partir à la guerre, les effets du remembrement et de l'exode rurale, l'arrivée de la mécanisation de l'agriculture et son exploitation intensive dé-raisonnée, la vache « folle »...Il est étonnant de voir comment les plus grands bouleversements mondiaux n'épargnent pas ce petit hameau. Mais avec Marie et ceux du Pontillou, point de retranchement identitaire, ni de racisme. Un lieu connu de tous où personne ne se fait prier pour s'arrêter. Il est vrai que le pineau du Pontillou avait bonne réputation... 

Si Marie a vécu toutes les évolutions du cinéma (la sonorisation, la couleur, la télévision...), elle n'en a que peu profité. Mais lors de mon premier film en 16mm sur « La soupe de Marie » en 2008, elle a su montrer une parfaite connaissance face aux contraintes et exigences techniques. Le cinéma ainsi que la photographie sont des traces que Marie et la famille Gervais conservaient précieusement dans des tiroirs. La qualité des images retrouvées et présentées ici montre le soin apporté de la part des photographes (dont on ne connaît pas l’identité) à l'importance des témoignages lors des travaux des champs et des différents rites sociaux. 

Ces images dépassent maintenant le cadre familial, l'anecdote, mais représentent celui d'une « épopée » dont l'unique représentante encore présente est Marie. Je vous invite donc à venir lui en parler lors d'un passage au Pontillou... 


Franck Brudieux 


¹Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l'agriculture biologique et l’inventeur du concept "Oasis en tous lieux".

dimanche 2 décembre 2012

Vernissage de l'exposition "Les 106 ans de Marie Gervais"

Vernissage de l'exposition "Les 106 ans de Marie Gervais"
Près de 80 personnes se sont retrouvées à 15h00 samedi 1er décembre à la Tour Saint Jean pour le vernissage de l'exposition consacrée à Marie Gervais, avec la conférence de Jean-Yves Maisonneuve "Les Fruits de Marie".



Retrouver la vidéo du vernissage sur YouTube


"Les fruits racontent des histoires d’hommes…
Chargé de sens, de valeur et de symbole, élément essentiel sinon exclusif de la première alimentation de l’homme, le fruit a participé à la structure de la conscience du monde et tissé un lien privilégié avec les hommes."






Retrouver l'Odyssée des fruits sur : http://www.secretsdefruit.fr/pages/frody.htm

La Tour Saint Jean remercie "Le Jardin de Pomone" pour cette magnifique dégustation de fruits et tous les partenaires de cette exposition.




Une soirée cinéma-débat sera organisée le jeudi 13 Décembre à 20h30 au Silvérado autour du film "Le temps des châtaignes" de Jean Semouillan, avec le soutien de l'Université de Pays, en présence du réalisateur.

Une installation sonore ainsi que des courts-métrages seront diffusés pendant toute la période de l'exposition.

L'exposition se déroulera du 1er au 16 Décembre 2012. 



vendredi 30 novembre 2012

Marie Gervais: 106 ans, ça vaut bien des images et un film!

Marie Gervais, une paysanne de Grassac, aura 106 ans  
le 15 décembre. Son arrière-petit-neveu lui rend hommage à la Tour Saint-Jean à Marthon.



Franck Brudieux célèbre les 106 ans de son arrière-grand-tante en montrant des images à la Tour Saint-Jean à Marthon. Photo Majid Bouzzit


Marie Gervais fêtera ses 106 ans le 15 décembre dans sa maison de Grassac. Mais dès demain, Franck Brudieux, son arrière-petit-neveu, lui rend hommage à la Tour Saint-Jean à Marthon. Un hommage multiple, inspiré par la personnalité de la vieille dame qui continue de tricoter près de sa cuisinière à bois. Une activité entrecoupée par la lecture de Charente Libre et les jeux télévisés.

Son descendant a décidé de marquer le coup en invitant le public à plonger dans l'époque qu'elle a vécue. Une époque marquée par le travail de la terre. Cadette d'une fratrie de dix enfants, elle a appris à lire en gardant les vaches. «Parmi les frères et soeurs, il y avait une fille-mère, victime de tellement de ragots qu'elle s'est suicidée. Sa fille, c'était ma grand-mère Marcelle et c'est Marie qui l'a élevée», décode avec tendresse Franck Brudieux.

Mais le technicien aéronautique de 42 ans, étudiant en audiovisuel à Toulouse, ne se contente pas de tourner les pages de l'album familial. Il puise dans les clichés noir et blanc, l'histoire d'un siècle de paysannerie. Il montre les battages, les paillers, le travail des chevaux et l'arrivée des premiers tracteurs. Il ressuscite des scènes familiales accumulées depuis des décennies dans les tiroirs de cuisine. Des images scannées, nettoyées, corrigées.

Une mémoire qui se perd

«À travers Marie, c'est un monde, un hommage à une mémoire qui se perd. J'espère que beaucoup de visiteurs auront envie de s'exprimer, oralement et sur le livre d'or que je lui remettrais», confie le descendant qui a prévu de réaliser un DVD pour l'anniversaire de la vieille dame. Un complément à la collecte engagée il y a vingt ans.

«Pendant un an, j'ai réalisé des portraits de mes proches et des paysages du coin. C'était le moment de fixer tout ça, je sentais que l'on changeait d'époque», se souvient le jeune homme au visage romantique. En 2008, il signait son premier film sur Marie. Trois jours de tournage. Trois jours de complicité avec l'aïeule à la blouse imprimée.«On peut y retourner demain, on fera la même photo. Elle est toujours comme ça, elle ne change pas», témoigne Franck, admiratif.

La Tour Saint-Jean, située en face de la maison natale de Jean-Marie Brudieux, son père, s'imposait pour accueillir l'expo et la diffusion des vidéos. La rencontre avec Patrick Maindron, le propriétaire, a donné un coup d'accélérateur au projet. En deux mois et demi, il était bouclé. Le résultat est à la hauteur des 106 ans.


mardi 27 novembre 2012

Les 106 ans de Marie Gervais

La Tour Saint Jean vous invite au vernissage de l'exposition Les 106 ans de Marie Gervais et à la conférence "Les Fruits de Marie" de Jean-Yves Maisonneuve le samedi 1er Décembre 2012 à 15h00.



Marie Gervais fêtera ses 106 ans le 15 Décembre 2012, et à cette occasion, nous vous proposons une exposition photographique sur la vie à Grassac depuis 100 ans. 

Une soirée cinéma-débat sera organisée le jeudi 13 Décembre à 20h30 au Silvérado autour du film "Le temps des châtaignes" de Jean Semouillan, avec le soutien de l'Université de Pays, en présence du réalisateur. 

Une installation sonore ainsi que des courts-métrages seront diffusés pendant toute la période de l'exposition.

L'exposition se déroulera du 1er au 16 Décembre 2012.


Programmation documentaires

Dimanche 2 décembre : 

14h : DE LA TERRE A LA TERRE (52’, Ardèche, réalisation Ugo Zanutto,2010, ESAV) 

15h : DU JOUG A LA PUCE (réalisation MSA) 

16h : SOL VIOLETTE, l’éclosion d’une monnaie (50’, Toulouse, réalisation Bertrand Led ,2011, 

production ZOOMS Verts) 

17h : ENTRETIEN PIERRE RABHI (52’, réalisation Eric Nanchen et Axel Roduit, 2010) 

18h : LA SOUPE DE MARIE (3’, Charente, réalisation Franck Brudieux ,2009, ESAV)


Vendredi 7 décembre : 

14h : HENRI (58’, Périgord, réalisation Mathias Fyferling,2007) 

15h : ENTRETIEN PIERRE RABHI (52’, réalisation Eric Nanchen et Axel Roduit, 2010) 

16h : MARIE (9’, Charente, réalisation Franck Brudieux ,2011) 

17h : LA SOUPE DE MARIE (3’, Charente, réalisation Franck Brudieux ,2009, ESAV) 

18h : HANYA (37’, Jebha Maroc, réalisation Lorris Coulon, 2011)


Samedi 8 décembre : 

14h : DU JOUG A LA PUCE (réalisation MSA) 

15h : HANYA (37’, Jebha Maroc, réalisation Lorris Coulon, 2011) 

16h : L’EXTRAORDINAIRE JOURNEE DE MERDE DE M.MONO (28’, Toulouse, 

réalisation Sébastien Chantal,2011,ESAV) 

17h : LA FERME DU CRABE (15’, Toulouse, réalisation Magali Chapelan ,2011,ESAV) 

18h : SOL VIOLETTE, l’éclosion d’une monnaie (50’, Toulouse, réalisation Bertrand Led ,2011, 

production ZOOMS Verts)


Dimanche 9 décembre : 

14h : L’EXTRAORDINAIRE JOURNEE DE MERDE DE M.MONO (28’, Toulouse, 

réalisation Sébastien Chantal,2011,ESAV) 

15h : HENRI (58’, Périgord, réalisation Mathias Fyferling,2007) 

16h : ENTRETIEN PIERRE RABHI (52’, réalisation Eric Nanchen et Axel Roduit, 2010) 

17h : MARIE (9’, Charente, réalisation Franck Brudieux ,2011) 

18h : WALOU (54’, Jebha Maroc, réalisation Lorris Coulon,2010)


Jeudi 13 décembre au SILVERADO : 

20h30 : ONDEE (8’50, Toulouse, réalisation Teddy Boulangée, 2011, ESAV) 

LE TEMPS DES CHATAIGNES (59’, Ariège, réalisation Jean Samouillan ,2012)


Vendredi 14 décembre : 

14h : DE LA TERRE A LA TERRE (52’, Ardèche, réalisation Ugo Zanutto,2010, ESAV) 

15h : WALOU (54’, Jebha Maroc, réalisation Lorris Coulon,2010) 

16h : HANYA (37’, Jebha Maroc, réalisation Lorris Coulon, 2011) 

17h : MARIE (9’, Charente, réalisation Franck Brudieux ,2011) 

18h : ENTRETIEN PIERRE RABHI (52’, réalisation Eric Nanchen et Axel Roduit, 2010)




Horaires : tous les jours de 14h à 19h.

Adresse :
La Tour Saint Jean
Rue Saint Jean
16 380 Marthon

Renseignements au 06 75 05 89 34 (Patrick Maindron)






Les 106 ans de Marie Gervais dans la Charente Libre

Marie, 106 ans de labours et d'eau fraîche [+vidéo]


Son arrière-petit-neveu organise «Les Journées de Marie» début décembre à Marthon. Un hommage à la tradition paysanne qu'incarne la centenaire. Une centenaire qui tricote, lit et cuisine.


Son arrière-petit-neveu organise «Les Journées de Marie» début décembre à Marthon. Un hommage à la tradition paysanne qu'incarne la centenaire. Une centenaire qui tricote, lit et cuisine.


"Depuis mes 100 ans, il me prend comme vedette de cinéma." À bientôt 106 ans, Marie Gervais, chignon tiré à quatre épingles, blouse sans manches, devant sa cuisinière à bois à Grassac, préfère rire des attentions répétées de son arrière-petit-neveu. Elle dévoile les photos de l'étudiant en audiovisuel. Elle sait qu'en décembre, il lui réserve une surprise, une fête qui sort de l'ordinaire à la Tour Saint-Jean de Marthon: «Les Journées de Marie», une évocation de la paysannerie du siècle dernier, des témoignages, des films, des images. Un passé qui ressurgit entre la lecture deCharente Libre pour la «renseigner», le tricot pour la souplesse des doigts et la télé pour les jeux. Confortablement installée dans son fauteuil, la vieille dame consent à fouiller sa mémoire pour évoquer un temps que les moins de 80 ans n'ont pas connu.


Marie Gervais avait l'âge de l'enfance - Quel âge? Elle ne sait plus très bien: «Dès que j'ai pu marcher», dit-elle - lorsqu'elle gardait les vaches dans sa campagne limousine. Une fatalité. Elle était la cadette d'une fratrie de dix enfants. «Ma mère ne pouvait pas subvenir à tout et il fallait aider mon père. On commençait l'école après la Toussaint et on arrêtait en mars. On apprenait à lire aux champs.» Un cycle interrompu par la guerre de 14-18. «On était cinq à la maison quand papa est parti. Cette guerre m'a marquée au fer rouge. Quand ça va mal dans le monde, j'y pense encore», soupire Marie Gervais en passant aussitôt à 39-45. Des années qui ont griffé à jamais son coeur.

«Mes deux frères ont été faits prisonniers, ma mère est décédée, mon père ne pouvait plus travailler. Il avait la colonne vertébrale fracturée. Il fallait bien se débrouiller.» La famille se retrouve dans le berceau actuel du «Pontilloux» à Grassac. «Une ferme de 28 hectares avec des vaches, un petit bourricou, cinq ou six brebis, une chèvre, une dizaine de poules, des lapins, une truie...»

Marie Gervais interrompt un instant sa description pour raconter le déménagement de Rougnac, sa première halte charentaise en 1911. Une épopée. «On a quitté Rougnac à pied, le matin à 8 heures, avec une soeur, une camarade et les trois cochons, on est arrivé le soir à 6 heures. Maintenant, vous n'avez qu'à les faire marcher comme ça les drôles, vous verrez!»

Toute sa vie, l'agricultrice est restée fidèle à l'exploitation familiale. Elle ne s'est jamais mariée. «Jamais, je ne me serais mis tant de misère sur la tête.» Elle n'a jamais été maman. «Je m'occupais déjà des enfants de mes frères, je n'avais pas besoin d'en avoir à moi.» Elle montre un cliché représentant la tribu des neveux et leurs descendants lors de son centième anniversaire à Grassac: «Ils sont bien une centaine.» Elle indique la plus jeune, Lou-Anne, qui n'est plus la benjamine aujourd'hui.


«Pas au chômage» avec le tricot

Tout va vite. Trop vite pour Marie Gervais qui se déplace doucement pour recharger la cuisinière. «J'apprécie beaucoup d'être ici, mais depuis quelques années, je ne fais plus de jardin, je ne soigne plus les volailles. Un voile de tristesse obscurcit son regard malicieux. Mais je fais toujours ma soupe. Je mets des courgettes, du poireau, des potirons, des carottes, du céleri et je coupe à petits morceaux. Sans mouliner.»

Entre les passages des aides ménagères - «Matin et soir pour me lever, me coucher et faire ma toilette» -, des personnes «très gentilles», la centenaire ne s'ennuie pas. «Je ne suis pas au chômage, je me suis mise à tricoter. Des chaussons pour aller au lit. Des chaussettes, des cache-cols. Pour mes nièces aussi.» Elle apprécie les visites régulières de ses neveux et la présence voisine de sa belle-soeur, Raymonde. «Il y a le Dr Martin qui passe prendre de mes nouvelles.»

Sa recette pour bien vieillir? «Le matin, mon verre d'eau; l'après-midi, mon verre d'eau; le soir, mon verre d'eau. C'est mon apéritif.» Son secret? «C'est parce qu'elle a du caractère», assure Raymonde. Elle est carrément «géniale» pour son arrière-petit-neveu. Difficile de le contredire. «Happy birthday to you Mary!»

15 décembre 1906. Naissance à Marval (Haute-Vienne) de Marie Gervais.

1911. Elle s'installe à Rougnac dans une petite ferme avec ses parents.

1916. La famille déménage au hameau de «Pontilloux» à Grassac où Marie Gervais demeure toujours.

2006. Elle fête ses 100 ans à Grassac.

1er décembre 2012. Début de la manifestation «Les Journées de Marie» à la Tour Saint-Jean à Marthon avec expo, vidéo, conférence...


Trois Charentaises plus âgées

Malgré ses 105 ans et 11 mois, Marie Gervais n'est pas la doyenne de la Charente. Alors que la préfecture n'a aucun élément sur le sujet, nous avons enquêté. Selon nos informations, la doyenne des Charentais serait Alice Lalut de Mansle, 107 ans et 6 mois, devant Eugénie Vriet de Champagne-Mouton, 106 ans et 10 mois, et Marie-Juliette Barrier de Roumazières, 106 ans et 6 mois.



Marie Gervais : 106 ans

samedi 17 novembre 2012

Marthon: Picasso à l’œuvre au Silverado

La galerie d'art de la Tour Saint-Jean à MARTHON expose en Novembre de nombreux dessins de Pablo Picasso, collectés et présentés par Michelle ROUFFANCHE, dépositaire savante et passionnée. L'Université de Pays a saisi cette initiative pour offrir, Vendredi 8 Novembre, une rencontre conviviale avec ce peintre, trop -ou trop peu- connu.



Jean-Claude Valin, lui-même peintre, a permis que les échanges aillent bien au-delà des simples impressions


Avec le concours des propriétaires des lieux, Danielle et Patrick, plus de soixante personnes ont été accueillies pour une visite-buffet, commentée et discutée très librement. Picasso a beaucoup produit et s'est intéressé à toutes les formes d'édition de l'art: dessins, peintures, gravures, lithographies, et des exemples significatifs de ces travaux étaient accrochés, témoins de ces différentes "époques". Bien des conversations sur son oeuvre et sur l'expression artistique se sont ainsi nouées, un verre à la main, entre des connaisseurs et des néophytes, sans préjugés.

Après ces agapes, l'Université de Pays invitait les participants à rejoindre le cinéma "Silverado" pour voir un film de H.-G. CLOUZOT, consacré en 1955 au "Mystère Picasso". Là, presque sans paroles, les oeuvres, filmées- en direct- par la caméra, se construisaient sous les yeux du spectateur.

On découvre le peintre dans sa maturité, sûr de lui, de ses choix, de son trait et de ses coups de pinceau, conduisant ses tableaux de la plage blanche à l'achèvement, mais parfois au rejet ! Quelle leçon d'art…

Un débat s'est ouvert, après le film, guidé par J.C.VALIN qui situe l'artiste dans son temps: la première moitié du XX° siècle, si chargée de bouleversements. Doté par son père, professeur de dessin, d'une solide formation technique, Picasso va se trouver au coeur de toutes les formes nouvelles, entre lesquelles sa personnalité ne se perd jamais: naturalisme, cubisme, surréalisme…

Des spectateurs soulignent la relativité du trait, la force des couleurs primaires, mais aussi l'admiration de Picasso pour Matisse et pour Bonnard. On note également l'engagement politique de l'artiste, qui lui valut peut-être une part de sa notoriété.

Pour conclure, J.-C. VALIN pointe la qualité de la caméra de CLOUZOT (auteur du "Salaire de la peur", des "Diaboliques" et de "La Vérité"), qui fut un enfant de Niort. Pourquoi tant d'autres artistes n'ont-ils pas inspiré aussi des films qui témoigneraient ainsi de la diversité de la créativité en action ?

AT


Source : Charente Libre

lundi 12 novembre 2012

Prochaine exposition : Les journées de Marie

Soutenez la prochaine exposition 
de la Tour Saint Jean


Manifestation photographique sur 100 ans de vie rurale en Charente du 1er au 16 décembre 2012


http://fr.ulule.com/journees-de-marie/



- Vernissage et conférence samedi 1er Décembre à la Tour Saint Jean à partir de 14h00.

- Projection et débat autour du film de Jean Samouillan "Le temps des châtaignes"au Silvérado à Marthon le jeudi 13 Décembre à 20h30.



A propos :

Marie Gervais, "presque" la doyenne de la Charente (voir article presse) , fêtera ses 106 ans le samedi 15 décembre prochain. A cette occasion mon souhait est d’organiser (sur 16 journées !) une grande exposition photographique qui, à travers Marie, sera un hommage à cette paysannerie du 20ème siècle.

Marie a toujours vécu de peu, a passé des périodes difficiles, jusqu'à ce jour... Sa ferme, comme celles des 46% des français ruraux (au début 20ème) a contribué à la survie des villes françaises pendant les deux guerres mondiales.

Par son témoignage sur plus d'un siècle (elle s'installe en Charente en 1916 !), c'est une leçon de vie, lucide sur notre époque actuelle, que sa présence diffuse ... Les scolaires des villages de Grassac, Marthon et Charras seront amenés à le découvrir...

Accompagnant l'exposition de photographies, il y aura aussi 3 moments forts : une conférence sur l'évolution de nos jardins au 20ème siècle, une soirée cinéma "Tous paysans ?" (films école audiovisuel de Toulouse, esav) et bien sûr le moment de partage de son entrée dans sa 107 ème année...

Savoir d'où l'on vient afin de mieux appréhender l'avenir...




La Tour Saint Jean
Rue Saint Jean
16 380 Marthon

VOIR UN PEINTRE A L’ŒUVRE : PICASSO À MARTHON

Visite de l'exposition Picasso et projection du film "Le Mystère Picasso" de Henri Georges Clouzot au Silvérado.


La galerie d'art de la Tour Saint Jean à Marthon expose en Novembre de nombreux dessins de Pablo Picasso, collectés et présentés par Michelle ROUFFANCHE, dépositaire savante et passionnée. L'Université de Pays a saisi cette initiative pour offrir, Vendredi 8 Novembre, une rencontre conviviale avec ce peintre, trop -ou trop peu- connu. 

Avec le concours des propriétaires des lieux, Danielle et Patrick, plus de soixante personnes ont été accueillies pour une visite-buffet, commentée et discutée très librement. Picasso a beaucoup produit et s'est intéressé à toutes les formes d'édition de l'art: dessins, peintures, gravures, lithographies, et des exemples significatifs de ces travaux étaient accrochés, témoins de ces différentes "époques". Bien des conversations sur son œuvre et sur l'expression artistique se sont ainsi nouées, un verre à la main, entre des connaisseurs et des néophytes, sans préjugés. 

Après ces agapes, l'Université de Pays invitait les participants à rejoindre le cinéma "Silverado" pour voir un film de Henri Georges CLOUZOT, consacré en 1955 au "Mystère Picasso". Là, presque sans paroles, les œuvres filmées -en direct- par la caméra, se construisaient sous les yeux du spectateur. 

On découvre le peintre dans sa maturité, sûr de lui, de ses choix, de son trait et de ses coups de pinceau, conduisant ses tableaux de la plage blanche à l'achèvement, mais parfois au rejet ! Quelle leçon d'art… 

Un débat s'est ouvert, après le film, guidé par Jean Claude VALIN qui situe l'artiste dans son temps: la première moitié du XX° siècle, si chargée de bouleversements. Doté par son père, professeur de dessin, d'une solide formation technique, Picasso va se trouver au cœur de toutes les formes nouvelles, entre lesquelles sa personnalité ne se perd jamais: naturalisme, cubisme, surréalisme… 

Des spectateurs soulignent la relativité du trait, la force des couleurs primaires, mais aussi l'admiration de Picasso pour Matisse et pour Bonnard. On note également l'engagement politique de l'artiste, qui lui valut peut-être une part de sa notoriété. 

Pour conclure, Jean Claude VALIN pointe la qualité de la caméra de CLOUZOT (auteur du "Salaire de la peur", des "Diaboliques" et de "La Vérité"), qui fut un enfant de Niort. Pourquoi tant d'autres artistes n'ont-ils pas inspiré aussi des films qui témoigneraient ainsi de la diversité de la créativité en action ? 

dimanche 28 octobre 2012

Vernissage de l'exposition "Picasso"

Vendredi 26 Octobre 2012, La Tour Saint Jean a accueilli des amateurs d'art de la région lors du vernissage de l'exposition "Picasso". 











L'exposition sera accompagnée de la projection du film d'Henri-Georges Clouzot "Le Mystère Picasso" de 1956 au cinéma Le Silvérado de Marthon le 8 Novembre à 20h30, avec la participation de l'Université de Pays. 


Renseignements :

Exposition du 27 Octobre au 25 Novembre 2012

Horaires : du mercredi au dimanche de 14H à 18H

Téléphone : 06 75 05 89 34 (Patrick Maindron)


La Tour Saint Jean 
Rue Saint Jean
16 380 Marthon

Picasso: l'expo haute en couleurs d'une fan

Des dessins de Picasso qui ont la texture des originaux L'expo présentée à la Tour Saint-Jean à Marthon est étonnante Difficile de différencier le faux du vrai. À travers ses oeuvres vous refaites l'histoire de la peinture. Il a repris tous les grands tableaux en les réinterprétant à sa façon.


Michèle Rouffanche a rencontré Picasso au Palais des Papes à Avignon où elle l'exposait. Elle présente aujourd'hui une expo à la Tour Saint-Jean à Marthon.Photo Phil Messelet

Picasso. Le nom fait rêver. L'expo, présentée depuis hier à Marthon, est originale. Les vingt-huit dessins qui illustrent «Le goût du bonheur» ressemblent, à s'y méprendre, aux originaux. Normal. C'est Picasso, lui-même, qui a travaillé avec Gunther Dietz, l'inventeur du procédé qui porte son nom, à la reproduction de ses trois carnets. «Il a utilisé des écrans de soie pour les trois dimensions et des matériaux traditionnels (crayon, encre de Chine, fusain, craies de couleurs) à la place des encres d'impression classiques», explique Michèle Rouffanche, spécialiste du peintre. Résultat: à la lumière du jour, impossible de différencier le faux du vrai. La texture, le format et l'apparence sont identiques. Tirés à 1 998 exemplaires sur un Vélin d'Arches, ces portraits ludiques et jubilatoires ont été réalisés en 1964. Neuf ans avant la mort de Picasso. Ils appartiennent à un particulier qui a décidé de s'en séparer via l'association de la Tour Saint-Jean. Les prix - 500 euros l'unité - sont ceux du marché. Les années soixante-dix, c'est l'époque où Michèle Rouffanche est responsable de salle au Festival d'Avignon.«L'expo de Picasso est tombée dans mon escarcelle, c'est comme ça que je l'ai rencontré», raconte la retraitée qui dispense aujourd'hui des cours d'anglais et de français à Marthon. Picasso est l'artiste de sa vie.

«Comme un testament»
«À travers ses oeuvres vous refaites l'histoire de la peinture. Il a repris tous les grands tableaux en les réinterprétant à sa façon», s'enflamme la passionnée en plongeant dans ses propres documents. Des variations sur Rembrandt et Manet. Des documents qu'elle montre au public au même titre que ses livres et les trois lithographies qui ornent habituellement son salon d'Édon. Trois lithos, trois personnages qui égaient le rez-de-chaussée. On est loin de l'image sombre de Guernica. «Ces portraits, comme vingt-neuf autres, ont été réalisés sur des cartons de déménagement lors de son arrivée à Mougins en 1969. Il détestait qu'on mette des noms sur les tableaux», commente Michèle Rouffanche au fil de la visite. À l'étage, on retrouve des affiches et des lithos, comme cette tête de Shakespeare qui fascinait tant Picasso. Il y a aussi les repros de Jacqueline, la femme du peintre, qui s'est suicidée après sa disparition. Il y a le fac similé du premier carnet de dessins du fondateur du cubisme. Il avait 5 ans et un beau coup de crayon. «J'accumule tout ça depuis cinquante ans», soupire l'ancienne prof, admirative. Elle a tout gardé précieusement. La Tour Saint-Jean lui rappelle la chapelle du Palais des Papes à Avignon où elle exposait Picasso. Elle a envie de partager sa passion avec le public. «C'est comme un testament.»
Expo jusqu'au 25 novembre à la Tour Saint-Jean de Marthon, de 14h à 18h, du mercredi au dimanche. Entrée libre. Projection du film de Clouzot «Le mystère Picasso» le 8 novembre au Silverado.

Source: Charente Libre

jeudi 18 octobre 2012

Du 27 Octobre au 25 Novembre 2012 - Exposition Picasso - Lithographies, dessins, photographies, livres d'art...



La Tour Saint Jean vous invite à sa prochaine exposition "Picasso". L'exposition comprend des lithographies, dessins, photographies, livres d'art, revues, affiches et reproductions de l'artiste. 

L'exposition sera accompagnée de la projection du film d'Henri-Georges Clouzot "Le Mystère Picasso" de 1956 au cinéma Le Silvérado de Marthon le 8 Novembre à 20h30, avec la participation de l'Université de Pays. 


Renseignements :

Exposition du 27 Octobre au 25 Novembre 2012

Vernissage le vendredi 26 Octobre à partir de 18H30

Horaires : du mercredi au dimanche de 14H à 18H

Téléphone : 06 75 05 89 34 (Patrick Maindron)


La Tour Saint Jean 
Rue Saint Jean
16 380 Marthon


mercredi 19 septembre 2012

L'amour en toile de fond à Marthon

A 81 ans, après New York et le Louvre, Richard Gauduchon entretient sa jeunesse en peignant. Il expose à Marthon Son nouveau nid d'amour.

"On a des projets pour les cinquante ans à venir. Le dynamisme, on le sent dans la peinture".


Richard Gauduchon partage sa passion de la peinture avec Michelle, son épouse. Il expose à la tour Saint-Jean. 
Photo Phil Messelet


Tout feu, tout flamme. A 81 ans, Richard Gauduchon n'a pas atterri par hasard à Marthon. C'est «l'amour» qui l'a guidé il y a un an et demi «dans ce petit village de 600 habitants où l'on trouve tout, cinéma, galerie et tous les commerces». Marié depuis deux mois avec Michelle, peintre amateur, le Poitevin expose pour la première fois en Charente. Dans sa commune d'adoption, à la Tour Saint-Jean.

Il y montre les deux facettes de son talent. Des toiles impressionnistes où l'on retrouve des musiciens, des paysages, des scènes de la vie quotidienne et des natures mortes qu'il rebaptise «natures vivantes». Des tableaux abstraits aux formes conquérantes. Volontiers éclectique, ce peintre révélé au début des années 50 lors d'un salon des indépendants à Paris a beaucoup bourlingué avant son arrivée en Charente. De New York à Bruxelles en passant par le Sultanat d'Oman, l'Institut du monde arabe et le Carrousel du Louvre, on loue «la lumière» de ses toiles. Une lumière qui n'est pas près de s'éteindre. «On a des projets pour les cinquante ans à venir. Le dynamisme, on le sent dans la peinture», avoue-t-il, lorsqu'on le titille sur le secret de son éternelle jeunesse. Un sourire complice à Michelle, son épouse, et le voilà embarqué pour un nouveau roman marqué par la construction d'un atelier à Marthon.

Prix divisés par deux pour s'adapter à la crise


Richard Gauduchon a tourné la page de la première partie de sa carrière lorsqu'il devait composer avec son métier d'architecte d'intérieur pour subvenir aux besoins de ses trois enfants. Aujourd'hui, il est tout entier tourné vers ses chevalets. Il marie acryliques et huiles au gré des saisons, taille sa route au couteau. «On sent davantage la matière. C'est plus difficile, mais j'aime la difficulté.» Il s'adapte à la crise. «Dans les années 80, je vendais 80% de mes tableaux le jour de l'inauguration. Aujourd'hui, lorsque j'en vends 3% je suis content et au même prix qu'à cette époque! Il faut moduler.» Coté à Drouot, l'artiste n'hésite pas à diviser ses prix par deux (entre 500 et 1 000 euros en moyenne). Avantage. «Les tableaux s'en vont et on peut en faire d'autres pour prendre la place.»

Son rêve désormais? Réaliser une expo commune avec sa compagne. «J'ai hâte que mon atelier soit fait», trépigne l'octogénaire. Tout à son avenir qu'il n'imagine pas autrement qu'en couleur.



Exposition de Richard Gauduchon à la Tour Saint-Jean à Marthon jusqu'au 7 octobre.

Ouverte de 15h à 18h30, tous les jours. Renseignements au 06 72 27 43 07 et 06 75 05 89 34.

Source: Charente Libre

lundi 17 septembre 2012

Vernissage de l'exposition "Richard Gauduchon expose ses oeuvres"

Vendredi 14 Septembre 2012, La Tour Saint Jean et Richard Gauduchon ont accueilli des amateurs d'art lors du vernissage de l'exposition "Richard Gauduchon expose ses oeuvres". 


Richard Gauduchon

Richard Gauduchon et Patrick Borie (maire de Marthon)




L'exposition se prolonge jusqu'au 7 Octobre 2012.


Horaires : tous les jours de 15h à 19h

Renseignements : 06 72 27 43 07 ou 06 75 05 89 34


La Tour Saint Jean
Rue Saint Jean
16380 Marthon

La Tour Saint Jean et Marthon dans la Charente Libre


Coup de maître pour une première

C'est à pas de géant qu'on a traversé le temps. Photo CL


Marthon organisait samedi sa première Nuit romane avec ses atouts de cité médiévale. Dans une certaine appréhension. «Mais quand j'ai vu que nous ne suivions plus les arrivées, j'ai compris que c'était gagné» se félicite Claudine Gaudou, cheville ouvrière de la manifestation. Avec une estimation de sept cents personnes, on peut dire que le contrat a été plus que rempli!

Chacun n'est certainement pas prêt d'oublier l'extraordinaire illumination du donjon. «C'était un véritable feu d'artifice et une occasion de le découvrir comme jamais», exulte une Marthonnaise. Une réalisation de MP Technologie qui s'était juré de «faire vibrer les ruines». Pari réussi.

Les enfants se souviendront, eux, de ce grand échalas planté devant la Tour Saint-Jean comme pour la concurrencer. Et des acrobaties et jongleries de sa compagnie des «Swing o'pattes» respirant l'humour et la poésie. Pour laisser place, tout au pied de la Tour du Breuil, au concert du «New Orleans Society», groupe de jazz de haut niveau. Bref, il y en a eu pour tous les goûts.

La dégustation des spécialités locales a encore rehaussé l'ambiance. Comme si celles-ci se laissaient encore mieux apprécier en compagnie et en présence des producteurs. C'est aussi le moment où l'on a pu mesurer la collaboration efficace entre Bandiat'aimant, le comité des fêtes et la Tour Saint Jean.





Première Nuit romane samedi

Marthon s'engage pour la première fois dans les Nuits romanes ce samedi soir, avec ses atouts de cité médiévale.



Dès 20h, expo à la Tour Saint-Jean (XIIe siècle) autour des châteaux romans en Poitou-Charentes. C'est sur le parvis de cette chapelle que la manifestation démarrera à 21h, avec la compagnie des «Swing O'Pattes». Suivra une déambulation musicale jusqu'au pied du donjon où l'accueil sera assuré par le «New Orleans Society», un groupe de jazz jubilatoire. L'illumination de la tour du Breuil viendra en même temps en apothéose, selon un scénario original de «MP Technologies».

Une dégustation de spécialités de terroir sera ensuite proposée en présence de producteurs locaux. Couverte par la Région et aux mains de «Bandiat-Passion'aimant», la soirée sera gratuite.


mercredi 12 septembre 2012

Les Nuits Romanes 2012 à Marthon

La Tour Saint Jean était partenaire des Nuits Romanes 2012 



La soirée a débuté avec les Swing’O Pattes de la Compagnie Alors Là ! par un spectacle déambulatoire, festif, humoristique, emmené et orchestré par le chef-percussionniste, constitué de jongleurs, de danseurs et de chanteurs pour un cocktail arts de la rue. 

La Nuit Romane de Marthon s'est poursuivie avec le concert du News Orleans Society, formation rassemblant des musiciens de tous horizons autour du répertoire «jazzmen Orleans», un musique chaleureuse, passionnée, enjouée et tendre, parfois explosive, fondée surtout sur l'improvisation.








Photographies de Gérard Truffandier
Retrouvez ses photographies sur http://www.truffandier-photo.com/


dimanche 2 septembre 2012

Du 9 Septembre au 7 Octobre 2012 - Richard Gauduchon expose ses oeuvres




Peintre de la lumière.

Il sait d'une façon remarquable fixer l'instant fugitif d'un éclairage métamorphosant le site, recevoir de la nature ce que l'on entend communiquer aux autres. Il excelle à exprimer dans une palette aux harmonies tout en nuances, des oeuvres pleines de sensibilité.

Artiste éclectique, tout l'intéresse. Dans les techniques : aquarelle, huile, acrylique; dans les sujets : portraits, paysages, scènes allégoriques, il est toujours à l'aise, débordant d'imagination.

Richard Gauduchon possède un art confirmé plein de délicatesse et de force, qui transporte le spectateur vers un univers bien heureux plein de promesses. A notre époque, où la plus grande confusion règne dans les arts plastiques, il est réconfortant d'analyser attentivement la production de Richard Gauduchon qui confirme cette belle impression que donne un métier sûr.

Michel Charrier,

Ancien directeur de l'école des Beaux-Arts de Poitiers


« Richard Gauduchon nous propose une promenade dans la vie, donc dans sa vie, une vie qui ne peut percevoir de façon sincère qu'au travers de ses propres sensations. Alors puisqu'il est franc et loyal, suivons sa démarche et écoutons ce qu'il nous dit dans ses toiles. » 

Quatre thèmes dominants vont ainsi illustrer son œuvre. 

1) Les paysages avec leur éventail des plus varié et dont le but est de chanter la Nature sauvage, libre et sans maîtrise; 

2) Les scènes Humaines ou de groupes, qui sont autant d'études récurrentes des moeurs du quotidien; 

3) Les nus, qui nous ouvrent les chemins de l'émotion et de l'esthétique humaine; 

4) Et enfin les Natures Mortes qui révèlent les talents de composition d'un artiste, puisque tout y est de pure invention, depuis la mise en scène, jusqu'à l'intervention des masses et des volumes, et jusqu'au choix des couleurs, comme à celui de leurs nuances, ainsi que l'équilibre du tableau formé par l'harmonisation de l'ensemble de tous ces éléments. 

Par Christian GERMAK, critique d'art Arts Gazette Internationale. 


Plus d'informations sur http://www.richard-gauduchon.odexpo.com/



Vernissage le 14 Septembre 2012 à 18h30

Horaires : tous les jours de 15h à 19h

Renseignements : 06 72 27 43 07 ou 06 75 05 89 34


La Tour Saint Jean
Rue Saint Jean
16380 Marthon

jeudi 9 août 2012

Expo collective à la chapelle

Nicolas Monjo (au centre) peint volontiers des visages de femmes. Photo CL


Récemment restaurée dans sa pierre originelle, la chapelle Saint-Jean s'est avérée un cadre propice aux expos de photos en noir et blanc. Mais voici que Patrick Maindron, revenu il n'y a pas si longtemps de Tahiti, a décidé d'y apposer des couleurs.

Et c'est comme si Zafi et Nicolas Monjo, les peintres sollicités, s'étaient accordés à les choisir vives et de nature à donner au lieu une vie inhabituelle. Avec toutefois des sensibilités très différentes.

Compositions anguleuses dans un cas, familières à maintes oeuvres abstraites, même si l'artiste cite d'autres influences. Rondeurs d'apparence figurative dans l'autre cas, mais dérivant vers le fantastique. Curieusement, les deux peintres, présents samedi pour le vernissage et pour qui la vie n'a pas toujours été tendre, revendiquent en même temps la violence comme source d'inspiration.

Cette expo collective reste à la fois fidèle à de premières amours, avec des clichés de classiques aussi connus que Doisneau, Nadar, Ronis qui voisinent avec d'autres de Bosmel et avec des peintures de Valin, donnant une continuité aux deux expos précédentes. Dans chaque cas, une note d'information très pédagogique permet au visiteur de mieux situer les oeuvres.

Exposition à demeure jusqu'au dimanche 2 septembre. Ouverte tous les jours de 14h à 19h.

Tél. 06.75.05.89.34. Entrée gratuite.

Source: Charente Libre


samedi 28 juillet 2012

Du 4 Août au 2 Septembre 2012 - Exposition Collective - Peintures de Nicolas Monjo, Zafi et J-C Valin ainsi que des photographies de Nadar, W. Ronis, Doisneau et J-C Bosmel





Nicolas Monjo :

"Originaire du Lot et Garonne, je suis né en 1975. Je vis et travaille près d'Angoulême. 
J'ai commencé la peinture à l'âge de 16 ans et m'y consacre pleinement depuis six ans. 
Autodidacte, j'ai développé une technique qui consiste à mélanger l'acrylique et l'huile, plus exactement je badigeonne la toile avec de l'huile entre chaque couche d'acrylique. 
Ma peinture, figurative, représente essentiellement des personnages évoluant dans des espaces exigus et écrasants dans lesquels se mêlent violence et douceur et où l'on peut voir la difficulté pour l'individu à s'extraire de sa condition."


Zafi :

Né en 1946, Zafi peint comme il pense, fait et refait jusqu'à son auto-satisfaction. Une influence prononcée, mais aucune identité ne lui est propre, portraits, paysages, scènes, nature morte, son coup de pinceau est large, et ses oeuvres sont issues de ses plus profondes pensées. Zafi maîtrise les couleurs avec finesse, un artiste authentique qui réalise très peu d'exposition.
ZAFI, un personnage haut en couleur qui souhaite effacer un sombre monde à travers ses lumineuses toiles.


Jean-Claude Valin :

On connaît Jean-Claude VALIN comme écrivain, poète, aventurier du verbe, il reste à le découvrir comme peintre, et à découvrir également que son activité créatrice c'est à dire sa façon naturelle d'être au monde, est une exploration plurielle, sans aucune discontinuité entre différents modes d'expression et s'étendant sur de multiples terrains de promenade, de jeu et d'investigation.
Ses passions diverses, qu'il s'agisse de l'écriture, de la musique, du théâtre, des sciences de l'âme, de l'histoire de l'art, des paysages, de l'amitié, de l'amour, etc, sont étroitement imbriquées et se nourrissent les unes des autres. Elles sont toutes l'objet d'une pratique vécue intensément, d'une inscription charnelle, d'une expérience d'ordre à la fois sensuel et spirituel. 
C'est donc dans ce vaste champ d'interrogation de l'humain, qu'il faut situer sa peinture comme l'une des facettes de cette quête globale du sens
Une peinture "peinte"... ni littéraire, ni narrative - comme on pourrait l'attendre d'un écrivain - mais en prise directe avec le substrat fantasmatique archaïque, plus impulsive que lyrique, plus brutale que maniérée, moins abstraite que pétrie de concrétude sensible arrachée aux tréfonds de soi.
Cette architectonique interne, conjuguant la violence du geste à la délicatesse des matières colorées, se construit dans un au-delà des mots, dans cette mystérieuse région des réalités ou d'évidences premières où le verbe n'a pas accès.
Mais, comme avec les mots, l'enjeu demeure bien de cerner cette même part irréductible de l'être.

Pierre SOUCHAUD (peintre, critique d'art et fondateur de la revue Artension) 


Quelques informations sur la nature et la provenance des photographies de J-C Bosmel exposées

J.C Bosmel a passé sa vie professionnelle à répondre à des commandes de tirages principalement pour les structures culturelles du Territoire : Musée Gauguin, Musée de Tahiti et des Iles, la publicité Air France, GIE Tourisme, DCN….
Sa première exposition est Terre d’Images à Biarritz au printemps 2002, et la suivante au Festival de la Photographie de Tahiti du 7 au 13 Octobre 2002.
Les clichés exposés aujourd’hui jusqu’au 29 Juillet, ont été tirés en 3 exemplaires et choisis parmi des milliers.
L’ensemble de son œuvre est en cours d’achat par le Territoire de la Polynésie Française.

Patrick Maindron 



Du 4 Août au 2 Septembre 2012 - Exposition Collective - 

Peintures de Nicolas Monjo, Zafi et J-C Valin
Photographies de Nadar, W. Ronis, R. Doisneau et J-C Bosmel


Vernissage le 4 Août 2012 à 18h30


Horaires : tous les jours de 14h à 19h


Renseignements : 06 75 05 89 34


La Tour Saint Jean
Rue Saint Jean
16380 Marthon