lundi 28 novembre 2011

Un phare pour le Pac'Bô à Marthon

La tour Saint-Jean de Marthon accueille l'exposition de l'école d'art de Dignac. Un cadre original pour valoriser le travail des élèves adultes. A découvrir.





De gauche à droite, Patrick Maindron, Sylvie Cottam, Yves Laffont, Valérie Broussard et Pascale Gadon, au milieu de l'expo du Pac'Bô. Photo Phil Messelet

Tel un phare, la tour Saint-Jean éclaire les nuits de Marthon, depuis que Patrick Maindron l'a restaurée. Et dévoilée au public en septembre. C'est là que le Pac'Bô, l'école d'art de Dignac, est amarré jusqu'au 4 décembre. Le temps d'exposer les oeuvres de ses 23 élèves. Apprentis sculpteurs et peintres, formés par Valérie Broussard et Yves Laffont.

Une mise en perspective soignée dans un cadre grandiose. Deux étages voués aux arts.

«C'est bien de pouvoir regarder le travail des autres par rapport à ce que l'on a fait», observe Sylvie Cottam, sur le pont depuis 2006. Conceptrice de jardins et animatrice sociomédicale dans le privé, cette quinquagénaire fréquente le Pac'Bô toutes les semaines, à raison de deux heures quotidiennes. Elle a commencé par la sculpture avant de s'adonner à la peinture. «Le modelage est très physique, très thérapeutique. La peinture, c'est une forme de méditation. Dans les deux cas, il y a la créativité»constate cette professionnelle qui apprécie sa «bouffée d'air» quotidienne.
Contraintes et liberté...
L'expo de Marthon permet de naviguer entre les tableaux et les terres cuites. Les baigneuses qui se dorent à l'entrée et les corps nus, réfugiés dans l'ancienne porte de la ville, traduisent une belle maîtrise. Une jubilation. «Ça signifie que j'ai pu leur apporter des choses et qu'ils m'apportent aussi beaucoup» confie Valérie Broussard, prof depuis deux ans à Dignac, discrète derrière les céramiques.
Yves Laffont, l'enseignant angoumoisin, l'a précédée il y a deux ans, dans la vallée de l'Échelle. Ses élèves ont choisi une oeuvre dont ils ont réalisé une transcription en noir et blanc, une copie acrylique sur toile et enfin une interprétation. Un long cheminement destiné à nourrir la réflexion.
«C'est parce qu'il y a des contraintes que des espaces de liberté peuvent s'exprimer»résume Yves Laffont, sans tanguer. L'Angoumoisin ne se contente pas de tenir la barre au Pac'Bô. Il suit les cours de sa collègue sculpteure depuis cette année. Une manière d'élargir son horizon sans galérer.
Le Pac'Bô voit large en quittant son port d'attache. C'est la première fois que l'embarcation de Pascale Gadon met le cap sur Marthon, après avoir accosté à Villebois-Lavalette, Vouzan et Montbron par le passé. «On a la volonté de tourner sur tout le territoire. C'est une façon aussi de dissocier le travail des ateliers et celui des artistes lors des résidences» poursuit la directrice, au milieu des vagues successives de créations. «C'est un bonheur pour nous d'avoir un lieu qui vive» répond en écho Patrick Maindron. En bon capitaine.
Exposition visible jusqu'au 4 décembre inclus. Vendredi de 17h à 20h, samedi de 14h à 19h et dimanche de 14h à 18h. Il reste des places aux cours du Pac'Bô. Tél. 05.45.25.36.40.
Source: Charente Libre

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